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- Le défi de connectivité au Canada est immense.
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Le défi de connectivité au Canada est immense. Avec une étendue couvrant environ 3,5 millions de kilomètres carrés et une densité de population relativement faible (comparable à l'Espagne), les opérateurs comme Bell Canada doivent gérer des signaux qui doivent maintenir une endurance exceptionnelle sur de vastes territoires. C’est un défi opérationnel que le spectre de la bande basse fréquence (850 MHz) est idéal pour relever, car il permet au signal de parcourir de longues distances et de contourner les obstacles topographiques.
Toutefois, comme l'indique Brad Stimpson, directeur des technologies sans fil chez Bell Canada, cette même stratégie « lowband » engendre une congestion spectrale. Pour un opérateur tel que Bell, qui cherche à maîtriser ses dépenses d'investissement (Capex) et ne veut pas recourir au coûteux processus de densification des sites cellulaires ou à l’acquisition de nouveau spectre, il est impératif de trouver des gains d'efficacité sans construire davantage.
Le USM de Cohere offre aux opérateurs canadiens une voie viable pour augmenter massivement leur capacité réseau en 5G/6G sans nécessiter de densifications physiques coûteuses, répondant directement au défi du Capex et de la congestion lowband.
C'est là que Cohere Technologies intervient avec son Multiplicateur Universel du Spectre (USM). Ce logiciel exploite l'espace temps-fréquence orthogonal (OTFS), une technologie reconnue comme potentiellement cruciale pour le 6G. Du point de vue technique, ce qui rend l'USM fascinant n'est pas seulement la mention « 6G », mais plutôt la façon dont il améliore intrinsèquement l'efficacité spectrale des réseaux existants (5G/RAN). Il permet d'ajouter une couche de capacité supplémentaire au spectre déjà déployé, donnant un coup de pouce énergétique à la signalisation sans nécessiter de matériel physique additionnel.
Historiquement, les grands fournisseurs de kits réseau — Ericsson et Nokia — agissent comme des gardiens. Ils dépendent de la vente de nouvelles radios matérielles (hardware) aux opérateurs. Une innovation comme Cohere, qui permet d'éviter ou de retarder l'investissement dans ce matériel neuf, représente un défi économique pour eux. De plus, Bell Canada recherche explicitement une solution « vendor-agnostic », ne voulant pas que cette technologie soit enfermée au sein du monopole d'un seul équipementier.
Malgré ces défis de déploiement — et le fait qu’il n’y a pas encore eu de déploiement commercial à l'échelle nationale —, les essais menés par Bell (notamment avec un serveur standard) ont démontré des améliorations spectaculaires, allant entre 30 % et 50 % d'amélioration de l'efficacité spectrale. L'étape suivante pour Cohere n’est pas seulement technique ; elle est industrialisatrice : il faut faire passer le logiciel d'un prototype à une intégration fluide et fiable dans les architectures RAN complexes des grands équipementiers.
Pourquoi cette innovation reste pertinente au Canada? Le besoin de maintenir la parité de l'expérience utilisateur tout en gérant un Capex contraint est une réalité transversale pour tous les télécoms canadiens. Le USM d’entreprise comme Cohere permet aux opérateurs non seulement d'améliorer leur compétitivité face aux exigences croissantes des applications gourmandes en données, mais aussi de renforcer leur autonomie stratégique vis-à-vis des cycles d'équipement lourd dictés par les multinationales de la chaîne d'approvisionnement. C'est un outil qui place le pouvoir dans le logiciel et au niveau de l'opérateur, ce qui est fondamental pour une stratégie nationale axée sur la résilience et l'innovation domestique.
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